Bibliothèque agricole

The Beekeeper’s Lament – Hannah Nordhaus, 2011, New York, 269p.

Ce livre est tout d’abord l’histoire de John Miller, un apiculteur américain. Mais heureusement, ce livre est aussi l’histoire de l’élevage des abeilles et de tous les maux auxquels cette industrie fait face. Si l’auteure semble avoir développée une passion pour Miller, je n’en comprend pas la raison. Entrepreneur, solitaire, « poète » à ses heures, amoureux des abeilles, on comprend qui est cet apiculteur mais on ne ressent pas l’émotion qui devrait émaner d’un tel personnage. Peut-être que Nordhaus n’a pas vraiment su comment faire une histoire de cet homme et c’est pourquoi elle a parsemé le livre d’anecdotes et de statistiques disparates sur l’apiculture de manière générale. La façon dont les informations sont présentées est cependant confuse et on semble souvent passer du coq à l’âne. Mais sans ces tergiversations, le livre n’aurait pas valu la peine d’être lu. En effet, je me suis questionnée après seulement quelques pages sur l’utilité de l’industrie des abeilles migratoires (car c’est le type d’apiculture dont il est question dans l’ouvrage) qui parcourent des dizaines de milliers de kilomètres chaque année à bord de 18 roues afin d’aller polliniser les grandes productions agroalimentaires de tous les États-Unis. Une telle pratique ne peut sembler durable sous aucun angle et est probablement une des causes des multiples problèmes rencontrés par les abeilles depuis les années 1990.

Au moins le livre a le mérite d’explorer divers sujets tels que l’histoire de la domestication des abeilles et de leur migration au-travers le monde ou que les types de miel associés à divers types de plantes. J’ai aussi beaucoup appris sur les effets de plusieurs pesticides sur les colonies (tel que les neonicotinoïdes) et sur le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (Colony Collapse Disorder). Les conclusions auxquelles arrivent l’auteure sont d’une logique effarante: le chemin à parcourir qu’on impose aux abeilles, les pesticides et herbidices et l’alimentation des abeilles sont probablement tous des facteurs ayant mené à l’affaiblissement général de
leur système immunitaire. J’ai particulièrement aimé ce dernier argument: on pompe tout le miel produit par les abeilles avant l’hiver pour ensuite les nourrir avec du sirop de maïs, comment peut-on ne pas s’étonner quelles souffrent de carences? C’est comme suivre un régime à base de fast-food pendant la moitié de l’année!

Néanmoins, ce livre m’a ouvert à l’étonnant univers des abeilles, ces êtres qui se coordonnent à 50 000-60 000 individus pour n’atteindre qu’un but: la survie de la colonie. Qui plus est, comme le dit l’auteure, ces petites créatures créent un des produits les plus fabuleux de la planète: le miel.

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