« Pis c’est comment? »

Une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire ce blog est pour répondre à une question qui n’arrête pas de m’être posée par la famille, les amis et les nouvelles connaissances depuis que je suis arrivée en Angleterre : « Pis c’est comment là-bas? » ou « How do you find it here? ». Honnêtement, je suis toujours embêtée lorsque je me trouve à devoir y répondre. Car en fait il n’y a pas beaucoup de différence entre l’Angleterre et le Canada, ou entre ma vie ici et celle à Montréal. La plupart du temps, c’est métro, boulot, dodo (ou en fait marche, école et pas vraiment dormir parce que le lit est horrible). Ainsi, j’ai bien sur du m’adapter au début à de nouvelles rues, une nouvelle université et un nouveau système d’enseignement. Mais passé cette légère période d’adaptation, j’en suis venue à l’évidence qu’une année à l’étranger en Angleterre n’a rien d’une aventure ultra excitante. Les différences résident dans de petits détails, souvent insignifiants, mais qui participent à construire mon expérience ici.

J’ai par exemple appris à vivre avec un minuscule frigo, ce qui implique ne plus réfrigérer autant de produits qu’au Canada et manger systématiquement les restes de la veille. Par contre, il y a cela de bien en Angleterre que les œufs ne sont pas réfrigérés à l’épicerie. On peut donc les conserver à température pièce une fois à la maison. De plus, même au dépanneur du coin, on a le choix entre des œufs de poules vivant dans une cage ou des œufs de poules vivant en liberté. Même chose pour les produits bio. Ils sont beaucoup plus accessibles et bien moins chers qu’au Canada. Et puis tous les formats de produits sont plus petits, ce qui signifie plus d’allées et venues au supermarché, payer plus cher, mais aussi plus de place dans le frigo et plus de produits frais.  Image

J’ai aussi compris pourquoi les Anglais parlent constamment de la météo et je me retrouve plusieurs fois par jour à observer les changements dans le ciel, fascinée de constater qu’il fait gros soleil et très venteux, alors qu’une heure auparavant le ciel était couvert de nuages noirs et qu’il pleuvait à torrents. Le temps est quelque chose de phénoménal ici, et c’est en y portant attention qu’on arrive à remarquer des choses somptueuses comme la fine pluie qui tombait par une journée ensoleillée sur les feuilles des arbres dans un petit parc près de la maison ou cet arc-en-ciel attrapé sur le vif en créant ce blog.Image

Ces exemples veulent démontrer que bien qu’à première vue la vie semble la même partout, si on prend la peine de saisir ces petits moments, on réussi à créer sa propre aventure. Ils me font aussi réaliser que ce qui rendra cette expérience fascinante sera ce que j’en ferai et ce que j’en apprendrai. Ce blog se voudra donc un musée des petites, mais aussi des grandes, aventures que Marko et moi nous réservons pour la prochaine année. Si vous n’êtes pas trop déçus de ne pas nous voir traverser la muraille de Chine cette année, j’espère que vous suivrez nos péripéties!

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